K6 passion : Kingienne

Kingien-ne : nom (de Stephen King)
Personne passionnée par les romans et nouvelles de Stephen King. Ces gens peuvent se reconnaître à un petit sourire quand on mentionne le chiffre 19.
Les kingiens ont parfois tendance à bien aimer les adaptations ciné et télé des écrits de King (mais pas toutes).
Ces personnes peuvent parfois débattre inutilement, pendant des heures, de leur roman préféré (c’est comme pour Final Fantasy).
Quand deux kingiens se rencontrent et discutent ensemble une des première question qui peut ressortir est : « C’est quoi ton premier King ? »

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Mon premier roman de Stephen King c’était Ça (It en VO).
L’histoire avec le clown tueur de Derry qui a eu une nouvelle adaptation (et contrairement à Carrie c’était nécessaire).
C’est pas du divulgâchis de dire que Ça est une histoire de clown tueur à Derry (qui est une réplique de Bangor) ?
C’est pas comme si je disais qu’en fait…

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Merde, la police !

J’ai un permis pour ça !

Plus sérieusement je ne pense pas dévoiler énormément de choses sur les intrigues des romans de Stephen King mais je ne peux pas garantir que ce sera 100% sans spoil. Vous voilà avertis.
Et je vous avertis aussi : je vais évoquer certains passages assez violents d’œuvres de Stephen King.

Donc pour revenir à nous moutons électriques (là c’est une référence à Philip K. Dick et non à Stephen King) le premier roman de Stephen King que j’ai lu c’était Ca.
Si je me rappelle bien ça devait être le cadeau d’une cousine (merci Phiphi) pour mes 16 ans ou un truc du genre (je confonds peut-être avec la Caste des Métabarons).
Ce que je me rappelle bien c’est qu’avec Ca j’ai eu du mal à dormir, non seulement à cause de l’horreur mais aussi à cause du rythme et des moments calmes.
Je trouve que Ca a une construction intéressante. On a un ping-pong entre présent et passé, entre des moments intenses, horribles et des moments calmes, joyeux, avec un groupe d’amis qui plaisantent.
Je trouve que ce rythme est ce qui fait une force du livre.

Je dirais qu’en plus qu’une écriture il y a un rythme King, un équilibre fréquent entre rires et frissons et c’est cela que j’aime bien.

 

Parlons adaptations

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En plus d’être un romancier prolifique Stephen King est aussi un romancier souvent adapté. Beaucoup d’adaptations de Stephen King sont devenues aussi cultes que les livres dont elles sont issues :

Carrie au bal du diable de Brian de Palma
Shining de Stanley Kubrick
Creepshow de George Romero
Dead Zone de David Cronenberg
Christine de John Carpenter
Stand By Me de Rob Reiner

Et bien d’autres.

Alors ouais j’ai mentionné certaines des plus cultes et leurs réalisateurs mais c’est pour mieux revenir La Tour Sombre et aussi parler d’une série qui m’a profondément déçue, Under the Dome.

D’abord si dans la liste ci-dessus je mentionne les réalisateurs c’est pour poser une question ouverte, qui sont les auteurs de ces œuvres ?
Je ne sais pas ce que Truffaut aurait eu à dire sur la politique des auteurs dans le cadre d’une adaptation, surement quelque chose de bien chiant.
Mon avis sur le sujet c’est que ces films cultes ne sont pas des Stephen King. Le romancier est en parti dépossédé de son oeuvre, ce qui provoque parfois des heurts. Si King a été assez critique du Shining réalisé par Kubrick ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un mauvais film mais parce que l’auteur du roman n’y a pas retrouvé le message qu’il voulait transmettre avec son livre (il considère d’avantage qu’il s’agit d’une mauvaise adaptation).

Mais en même temps peut-on vraiment exclure Stephen King de ces adaptations ?
Dans les romans de Stephen King on a parfois des scènes assez visuelles. J’ai eu du mal à finir le roman Running Man tant j’étais mal à l’aise en voyant Ben Richards éventré traversé un avion, tenant ses boyaux dans les mains. De même dans je ne sais plus quelle nouvelle (ou roman) une scène d’énucléation m’a donné envie de me couvrir les yeux. Ce sont des scènes que je voyais littéralement.
Je pense que ce genre de scène ne peut qu’influencer les adaptations qu’on peut en faire.

Ca ne répond pas à la question que j’ai plus ou moins posée plus haut : qui est l’auteur d’une adaptation ?
Je dirais que ce n’est pas l’auteur de l’oeuvre originale, même si son influence est immanquable. C’est ce qui permet à Karim Debbache de ne pas se tromper au sujet du film Le Cobaye et de bien repérer que le seul emprunts à la nouvelle La Pastorale (issue du recueil Danse Macabre, titre original : The Lawnmower Man) c’est l’idée d’une personne attaquée et déchiquetée par une tondeuse à gazon.

Est-ce qu’on peut alors dire que les réalisateurs des adaptations en sont les auteurs ?
Je ne crois pas.
Je ne suis pas une passionnée de cinéma et par exemple je ne peux pas dire si Christine (méfiez-vous des Christine) s’intègre dans la filmographie de Carpenter ou est une singularité. Mais j’aurais tendance à dire que les adaptations sont des hybrides.
Ni l’oeuvre de King ni celle d’un réalisateur (ou autant l’oeuvre de l’un que de l’autre).

Pour en revenir à La Tour Sombre (ne vous inquiétez pas, je vais m’attaquer au Dôme au prochain chapitre) et à d’autres adaptations assez récentes Stephen King est un nom qui fait vendre et pour moi c’est un problème.
Les studios qui financent les adaptations ne le font pas pour l’amour de l’art ou du cochon mais dans l’espoir d’un bon retour sur investissement. Ils veulent limiter les risques (un seul film, tout public), utilisent le nom de King comme un argument commercial (vous avez aimé le livre, vous aimerez le film).
Je pense aussi que souvent les studios ne veulent pas de créature hybride mais du King (ou l’idée qu’ils s’en font) et que les réalisateurs se retrouvent de plus en plus limités et privés de leur rôle d’auteur.
Le résultat n’est pas forcement mauvais, il est même parfois très bon.
Mais pour moi c’est ce qui fait qu’on trouve d’avantage de films cultes dans les vieilles adaptations que dans les plus récentes.

Un autre problème vient du fait que le format choisi pour l’adaptation n’est pas toujours le plus adapté et c’est là que je vais m’attaquer à : Dôme (Under The Dome en VO).
Dôme (le roman) est une sorte de huis clôt. Toute une ville coupée du monde par un Dôme indestructible et infranchissable. Ce n’est pas un roman de King que j’ai aimé. J’ai du mal avec ce que King a écrit entre 2000 et 2010 (à peu près), c’est pour moi une période creuse de romans et nouvelles parfois un peu bof-bof (période qui semble s’être arrêtée avec 22/11/63). Il y a quelques exceptions mais Dôme n’en fait hélas pas parti. Je trouve qu’il y a plein de superbes idées mais pas assez exploitées et une fin assez décevante.
Mais bon laissons-là le film pour parler de l’adaptation en série. Mon problème ici ce n’est pas d’avoir décidé d’adapter Dôme en série mais d’avoir à plusieurs moment cassé le huis clôt pour prolonger la série. Je n’aime pas quand des séries s’allongent vers l’infini et au-delà et je pense que Dôme aurait pu mieux me plaire en série courte.

 

Stephen King est un auteur que j’aime lire et j’aurais encore eu beaucoup de choses à dire mais je pense qu’avec mon point sur les adaptations mon texte est bien assez long.
Et je trouverais toujours à critiquer du King pour parler d’autres choses que j’apprécie pour l’auteur.
Je vais donc vous laisser là pour l’instant. J’ai pas mal de choses à faire les jours à venir dont des textes de blog (je vais essayer de reprendre un rythme plus fréquent). A bientôt.

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